Conte (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom masculin 

XII e siècle. Déverbal de conter .
1. Court récit d'aventures imaginaires, de caractère souvent merveilleux. Un en vers, en prose. Les Mille et Une Nuits sont un recueil de s arabes. Les s du Moyen Âge. Les s licencieux de Boccace et de La Fontaine. Un philosophique, fantastique, cruel, réaliste, humoristique, satirique. Un bleu, voir . Un de fées. Les s de fées enchantent l'imagination des enfants. Fig. Elle croyait vivre un de fées, une aventure merveilleuse, un rêve impossible. Titres célèbres : Contes de ma mère l'Oye, de Perrault (1697) ; Contes drolatiques, de Balzac (1832-1837) ; Contes cruels, de Villiers de l'Isle-Adam (1883) ; Contes du chat perché, de Marcel Aymé (1934-1958).
2. Péj. Récit que son auteur donne pour vrai, mais qu'on se refuse à croire. C'est là pure invention, votre histoire n'est qu'un ! Défiez-vous de lui : c'est un faiseur de s. Un en l'air, un de bonne femme, un à dormir debout, un tissu de balivernes et de mensonges.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Court récit d'aventures imaginaires, soit qu'elles aient de la vraisemblance ou qu'il s'y mêle du merveilleux. "Contes de fées. Les s arabes. Les s de Boccace, de La Fontaine, etc. Les s de nos anciens auteurs. Contes en vers. Contes en prose. Dire, réciter un . Un divertissant, agréable, ennuyeux, etc. Un vieux . Ce n'est pas une histoire véritable, c'est un ."
Fam., "Conte de bonne femme, de vieille, s d'enfants, s de ma Mère l'Oie, de Peau-d'Âne, à dormir debout, bleu," Fables dépourvues de toute vraisemblance, telles que sont celles dont les vieilles gens entretiennent et amusent les enfants.
Il se dit aussi familièrement des Histoires plaisantes, vraies ou fausses, que l'on dit pour amuser, railler, médire, etc. "C'est un fort plaisant. Un mauvais . C'est un grand faiseur de s. N'écoutez pas cet homme, ce qu'il vous dit n'est qu'un fait à plaisir. Ce n'est qu'un en l'air." Ironiquement, "Voilà un beau , de beaux s!"
Fam., "Conte gras," Conte licencieux.



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Récit, rapport, et, particulièrement, récit de quelque anecdote, de quelque aventure. Un bon . Il sait des s de toute sorte. Il fait un mieux qu'homme du monde.
CORN.: « Tu fais après cela des s superflus »
MOL.: « J'ai une démangeaison naturelle à faire part des s que je sais »
MOL.: « J'étais toute remplie du et je brûlais de le redire »
PASC.: « Des personnes qui disent de sots s »
MARMONT.: « Dans la conversation, ce qu'on appelle est le récit bref et rapide de quelque chose de plaisant »
HAMILT.: « On en fit le à la reine »
MOL.: « De grâce n'allez pas divulguer un tel »
SÉV.: « À cause des s perpétuels qu'ils nous en font »
SÉV.: « Il nous fit l'autre jour un fort plaisant »
FÉN.: « Ses ennemis [de Bion] avaient fait des s au roi Antigonus, au sujet de sa naissance ignominieuse »
BÉRANG.: « On aura fait quelque , Et de dépit transportés Peut-être ils règlent le compte De leurs infidélités »
    Familièrement. Quel me faites-vous avec vos dépenses ? c'est-à-dire, que me parlez-vous de dépenses ? c'est-à-dire encore, vous me parlez de dépenses qui ne sont pas réelles ou auxquelles je ne veux pas prendre part.

 2   Récit d'aventures merveilleuses ou autres, fait en vue d'amuser. Les s de fées. Les s de Perrault.
RÉGNIER: « On fait en Italie un assez plaisant »
LA FONT.: « Boccace en fait certain pour rire »
LA FONT.: « Maudit censeur, te tairas-tu ? Ne saurai-je achever mon ? »
LA FONT.: « Une morale nue apporte de l'ennui ; Le fait passer le précepte avec lui »
LA FONT.: « Le est du bon temps, non du temps où nous sommes »
LA FONT.: « Jamais ce qu'on appelle un bon ne passe d'une main à l'autre sans recevoir quelque embellissement »
LA BRUY.: « Les aises de la vie, l'abondance, le calme d'une grande prospérité font que les princes ont de la joie de reste pour rire d'un nain, d'un singe, d'un imbécile et d'un mauvais »
FONTEN.: « Qui croirait que le ménestrel Rutebeuf, Hébert et d'autres auteurs aussi inconnus et en apparence aussi méprisables, fussent les originaux des meilleurs s de Bocace ? »
J. J. ROUSS.: « C'est à qui trouvera les meilleures chansons, à qui fera les meilleurs s »
    Contes bleus, s de fées et autres récits de ce genre, ainsi dits parce qu'ils étaient d'ordinaire couverts d'un papier bleu ; et par extension, récits imaginaires, raisons sans fondement, billevesées.
LA FONT.: « Les pères, les maris me prendront aux cheveux, Pour dix ou douze s bleus ! »
MOL.: « Voilà les s bleus qu'il vous faut pour vous plaire »
BÉRANG.: « Nargue des vertus ! On n'en sait que faire ; Aux sots revêtus Le tout est de plaire ; De ses s bleus L'honneur nous assomme »
    Récit où une aventure plus ou moins libre est racontée.
LA FONT.: « J'avais résolu de ne consentir à l'impression de ces s qu'après que j'y pourrais joindre ceux de Boccace qui sont le plus à mon goût »
LA FONT.: « On m'en peut faire deux principales [objections] : l'une que ce livre est licencieux, l'autre qu'il n'épargne pas assez le beau sexe ; quant à la première, je dis hardiment que la nature du le voulait ainsi, étant une loi indispensable selon Horace et selon la raison et le sens commun de se conformer aux choses dont on écrit »
LA FONT.: « Ce principe une fois posé, ce n'est pas une faute de jugement que d'entretenir les gens d'aujourd'hui de s un peu libres »
LA FONT.: « Je ne pèche pas non plus en cela contre la morale ; s'il y a quelque chose dans nos écrits qui puisse faire impression sur les âmes, ce n'est nullement la gaieté de ces s ; je craindrais plutôt une douce mélancolie où les romans les plus chastes et les plus modestes sont très capables de nous plonger »
    Conte gras, graveleux.

 3   Par extension, discours ou récit mensonger, peu vraisemblable et auquel on ne croit pas.
CORN.: « Jugez par là combien ce est ridicule »
CORN.: « Certes, ma soeur, le est fait avec adresse »
CORN.: « Je le sers aussitôt d'un imaginaire Qui l'étonne lui-même et le force à se taire »
MOL.: « C'est un à n'y rien connaître, Un extravagant, ridicule, importun ; Cela choque le sens commun ; Mais cela ne laisse pas d'être »
BOILEAU: « .... Je vois que d'un odieux Vous avez, comme moi, sali votre mémoire »
MOL.: « Ils nous donnent encore, avec leurs lois sévères, De cent sots s par le nez »
    Faire des s, dire des choses qui sont sans fondement.
VOLT.: « Ce sont apparemment mes ennemis, madame, qui vous ont fait ces s ; ils vont criant que je suis mal en cour »
    On dit en ce sens : de bonne femme, borgne, à dormir debout, de vieille, d'enfant, de ma mère l'oie, de ou à la cigogne, de peau d'âne.
CHATEAUB.: « Dans ces diverses cosmogonies, on est placé entre des s d'enfants et des abstractions de philosophes »
    Conte en l'air, mensonge, duperie.
PASC.: « Ce ne sont pas là des s en l'air comme les vôtres »
MOL.: « Mais il prend mes avis pour des s en l'air »
    Voilà un beau , de beaux s ! se dit pour exprimer qu'on n'ajoute aucune foi aux récits, aux paroles de quelqu'un.
    Conte fait à plaisir, récit inventé de toute pièce.
LA FONT.: « Ce privilége [de changer le récit] cessera-t-il à l'égard des s faits à plaisir, et faudra-t-il dorénavant avoir plus de respect pour le mensonge que les anciens n'en ont eu pour la vérité ? »

SYNONYME
    CONTE, FABLE, NOUVELLE, ROMAN. Il n'y a pas de différence fondamentale entre le et le roman ; l'un et l'autre sont des narrations mensongères ou regardées comme telles. Tout ce qu'on peut dire, c'est que est le terme générique puisqu'il s'applique à toutes les narrations fictives, depuis les plus courtes jusqu'aux plus longues. Le roman ne se dit que de celles-ci. Un de trois pages ne s'appellera jamais un roman, tandis qu'un roman est, dans toute la rigueur du terme, un suffisamment long. La nouvelle ne se distingue pas non plus au fond du ou du roman. Dans l'usage ordinaire, c'est un roman de petite dimension dont le sujet est présenté comme nouveau ou peu ancien, ou avec des détails inconnus jusqu'ici. La fable, dans le sens d'apologue, est le récit d'une petite scène entre des animaux ou des végétaux auxquels on prête les sentiments et le langage humains. Dans la conversation, quand après un récit entendu on dit : c'est un , ou c'est une fable, on entend que le récit n'est pas vrai. Quand on dit : c'est un roman, on veut dire que les aventures racontées sont extraordinaires ; elles peuvent néanmoins être vraies.

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Sax. I: Ne sont que trois matieres [de poëme] à nul home entendant, De France, de Bretaigne et de Rome la grant ; Li de Bretaigne sont si voir et plaisant
    XIIIème siècle
     la Rose, 1187: Encor est-il [Artus] de tel renom, Que l'en de li les s Et devant rois et devant s
    XVème siècle
FROISS.: « Pourquoi vous feroie-je long ? »
    XVIème siècle
MONT.: « Le dict que Psammenitus.... »
MONT.: « Les enfants sçavent le du roy Croesus à ce propos »
MONT.: « Tu te fondes sur les s des medecins »
AMYOT: « Il y en a qui estiment que ce sont toutes fables, et comptes faicts à plaisir »
COTGRAVE: « Un attire l'autre »

ÉTYMOLOGIE
    Provenç. , comte ; espagn. cuento ; ital. conto (voy. CONTER).


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Il se dit, en général, d'Un récit d'aventures imaginaires, soit qu'elles aient de la vraisemblance ou qu'il s'y mêle du merveilleux. "Contes de fées. Les s arabes. Les s de Boccace, de la Fontaine, etc. Contes en vers. Contes en prose. Dire, faire un . Réciter un . Un bien long. Un divertissant, agréable, ennuyeux, etc. Un vieux . Ce n'est pas une histoire véritable, c'est un ."
Fam., "Conte de bonne femme, de vieille, s d'enfants, de ma mère l'oie, de la cigogne ou à la cigogne, de Peau-d'âne, à dormir debout, bleu, borgne," Fables ridicules et dépourvues de toute vraisemblance, telles que sont celles dont les vieilles gens entretiennent et amusent les enfants.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi, familièrement, Des histoires plaisantes, vraies ou fausses, que l'on dit pour amuser, railler, médire, etc. "Le est véritable. C'est un fort plaisant. Un bon . Un mauvais . Faites-nous le de ce qui se passa. C'est un homme qui fait bien un . Il embellit, il enrichit, il enjolive, il brode un peu le . Vous oubliez telle particularité, elle est encore du . On fait d'étranges s sur cet homme-là."
Pop., "Conte gras," Conte licencieux.



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit encore Des discours mensongers ou sans vraisemblance qu'une personne tient à une autre, sérieusement ou par plaisanterie. "Ce sont des s. Faire des s. C'est un grand faiseur de s. Il nous amuse ici avec ses s. Il est venu me faire des s pour m'engager à cela. N'écoutez pas cet homme, ce qu'il vous dit n'est qu'un fait à plaisir. Ce n'est qu'un en l'air. Ce n'est qu'un . Quel ! je ne vous crois point." Ironiquement, "Voilà un beau , de beaux s!"



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. masculin 


Narration, récit de quelque aventure, soit vraie, soit fabuleuse, soit sérieuse, soit plaisante. Il est plus ordinaire pour les fabuleuses et les plaisantes. "Un bien long. Un bon, un mauvais . Un pour rire, divertissant, agréable, ennuyeux, ridicule, plaisant, fait à plaisir. Un vieux . Le est véritable. Faites-nous un peu le de ce qui arriva là. On fait d'étranges s de cet homme-là. C'est un homme qui fait un de bonne grâce, qui fait bien un conte. Il ajoute au . Il embellit, il enrichit, il enjolive le . Il ajuste un peu le . Vous oubliez telle particularité, elle est encore du . Ce n'est pas une véritable histoire, c'est un . Ce sont des s. Faire des s. C'est un grand faiseur de s. Il nous amuse ici avec ses s".
On appelle proverbialement, "Conte de bonne femme, de vieille, s d'enfans, de ma mère-l'oie, de la cigogne, de peau d'âne, à dormir debout, jaune, bleu, borgne," Des fables ridicules, telles que sont celles dont les vieilles gens. entretiennent et amusent les enfans.
On appelle "Conte en l'air," Un qui n'a aucun fondement, ni aucune apparence de vérité; et "Conte gras," Un licencieux et trop libre. Il est populaire.
On dit aussi familièrement et ironiquement, "Voilà un beau , voilà de beaux s," en parlant De choses qui ne méritent pas d'être crues.



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Narration, récit de quelque aventure, soit vraie, soit fabuleuse, soit sérieuse, soit plaisante. Il est plus ordinaire pour les fabuleuses & les plaisantes. "Un beau . Un bien long. Un bon, un mauvais . Un pour rire, divertissant, agréable, ennyeux, riducule, plaisant, fait à plaisir. Un vieux . Le est véritable. Faites-nous un peu le de ce qui arriva-là. On fait d'étranges s de cet homme-là. C'est un homme qui fait un de bonne grace, qui fais bien un . Il ajoute au . Il embellit, il enrichit, il enjolive le . Il ajuste un peu le . Vous oubliez telle particularité, elle est encore du . Ce n'est pas une véritable histoire, c'est un . Ce sont des s. Faire des s. C'est un grand faiseur de s. Il nous amuse ici avec ses s."
On appelle proverbialement, "Conte de bonne femme, de vieille, s d'enfans, de ma mère l'oye, de la cigogne, à la cigogne, de peau d'âne, à dormir debout, jaune, bleu, borgne," Des fables ridicules, telles que sont celles dont les vieilles gens entretiennent & amusent les enfans.
On appelle "Conte en l'air," Un qui n'a aucun fondement, ni aucune apparence de vérité; & "Conte gras," Un licencieux & trop libre.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

[1re lon. 2e"e" muet. Il est trois mots, qui se prononcent de même; "Compte", "Comte", et "Conte", mais ils ont des significations bien diférentes. Plusieurs confondent le 1er et le dern. Voy. ces mots à leur place.] Narration, récit de quelque aventûre. On le dit plus souvent des fabuleûses, que des véritables; bon ou mauvais "conte", agréable et plaisant, ou ennuyeux, ridicule, etc. = On done plusieurs noms aux "contes" dont on amuse les enfans. "Conte de" vieille, " de" Peau d'âne, "Conte" borgne, "Conte de" ma Mère-l'Oie, "de la" Cigogne, "Conte" bleu, "Conte à" dormir debout. = "Conte grâs", licencieux.
   Mde. "de Sévigné" joûe le mot sur la diférence de "conte" et "compte": 'Ils me trouvent ridicule de préférer un "compte" de fermier, aux "contes" de la Fontaine.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. masculin 


Narration, recit de quelque adventure, soit vraye, soit fabuleuse, soit serieuse, soit plaisante. Il est plus ordinaire pour les fabuleuses & les plaisantes. "Un beau . un bien long. un bon, un mauvais . un pour rire, divertissant, agreable, ennuyeux, ridicule, plaisant, fait à plaisir. un vieux . le est veritable, faites- nous un peu le de ce qui arriva-là. on fait d'estranges contes de cet homme-là. c'est un homme qui fait un de bonne grace, qui fait bien un . il adjouste au . il embellit, il enrichit, il enjolive le . il ajuste un peu le . vous oubliez telle particularité. elle est encore du . ce n'est pas une veritable histoire, c'est un . ce sont des s. faire des s. c'est un grand faiseur de s. il nous amuse icy avec ses s".
Le vulgaire appelle, "Conte au vieux loup. de vieille. de ma mere l'oye. de la cicogne, à la" "cicogne. de peau d'asne. à dormir debout. jaune, bleu, violet. borgne," Des fables ridicules telles que sont celles dont les vieilles gens entretiennent & amusent les enfants.
On appelle, "Conte en l'air," Un qui n'a aucun fondement, ni aucune apparence de verité, Et, "Conte gras," Un licentieux & trop libre.
On appelle encore, "Contes," Tous les entretiens & discours impertinents & desraisonnables. "Voilà de beaux s. voila un plaisant , un sot . vous nous estourdissez de vos s. à quoy bon me venir faire ces s-là, de ces s-là?"




Emplacement dans le dictionnaire :

contagieux
contagion
container
contaminateur
contamination
contaminé
contaminer
contant ou contaur
conté

contemplateur
contempler
contemporain
contemporanéité
contempteur
contenance
contenant
contendant
conteneur
contenir
content




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Pierre LOTI (Pêcheur d'Islande)

...plus qu'à offrir son bras aux filles. Les violons commençaient dehors leur musique, et gaiement on s'était mis en route. D'abord il ne lui avait dit que de ces galanteries sans portée, comme on en conte pendant les fêtes de mariages aux jeunes filles que l'on connaît peu. Parmi ces couples de la noce, eux seuls étaient des étrangers l'un pour l'autre ; ailleurs dans le cortège, ce n'était que...


Citation n°2 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

...faut que cela suffise, car on ne peut invoquer ni la phonétique, ni, sans doute, une langue antérieure où toutes les langues auraient puisé, ni les communications interlinguistiques. Il y a bien un conte populaire très répandu où le roitelet joue un rôle important, mais qui ne contient aucune allusion pouvant faire croire que ce soit là l'origine de ce surnom royal. Il reste que le paysan français,...


Citation n°3 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

...paysan grec. Cependant si le cas de roitelet était unique ou rare ; si l'on ne trouvait dans les langues européennes que trois ou quatre exemples de cette sorte, on pourrait imaginer une chanson, un conte, une de ces traditions populaires qui traversent les siècles, les montagnes, et les océans ; mais, au contraire, à la moindre recherche les exemples se multiplient et l'on est forcé de ramener la...


Citation n°4 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

...il en est de même de notre mot compte, malgré tous les grammairiens ; dans compte-rendu d'un livre, on voit le mot computare au point mort où il ne signifie plus compte et ne veut pas encore dire conte. en différenciant les deux mots, la grammaire nous oblige à toutes sortes de petits mensonges, car il nous est réellement impossible parfois de savoir si nous comptons ou si nous contons. on ne...


Citation n°5 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

...gens, que la langue, incorrigible, recommençait exactement avec le mot plan les mêmes et indispensables confusions sans lesquelles les hommes cesseraient bientôt de se comprendre. Comme le mot conte, le mot dessin est unique ; le latin designare avait déjà tous les sens concrets et abstraits que comporte l'idée de dessiner. le mot anglais design porte sans peine, avec une légère restriction (...


Autres Recherches
Synonymes
Conjugaisons
Synonymes : cliquez ici

Usage du mot

Ce graphique vous montre la manière dont ce mot a été utilisé à travers les âges.


Accès direct à ptidico.com: cliquez ici...